Non, la performance n'est pas un gros mot

Lorsque j'interviens en entreprise, ou auprès de personnes qui travaillent, la recherche de performance est souvent évoquée dans le cadre de la qualité de vie au travail. Ce terme de "performance", fait souvent lever les sourcils, tant il renvoie à des schémas productivistes, voire aliénants. Chercher la performance consisterait à exploiter le travailleur jusqu'au bout de ses limites. Un vocabulaire qui fleure bon "Les Temps Modernes" et la lutte des classes. Dans cette acception, toute intervention qui reviendrait à augmenter la performance d'un individu ou d'une organisation serait un dangereux outil d'exploitation, voire d'oppression des salariés.
Dans la réalité, il en est tout autre, puisque la performance parle, tout au contraire, d'économie d'énergie.
Dans l'industrie, une machine performante est celle qui va donner le résultat optimal, au regard de l'énergie mobilisée pour le produire. Si l'on pousse le matériel à bout, on produit davantage, mais on accélère la détérioration de l'outil de travail, et on génère donc une contre-performance. Si la performance évoque spontanément le résultat ou l'objectif à obtenir, elle implique également les moyens engagés pour y parvenir.
Au travail, la performance renvoie donc à la juste énergie pour produire le juste résultat. Et cela nécessite de ne pas engager une énergie excessive (donc injustifiée), ni de gaspiller cette énergie à mauvais escient, c'est à dire pour un piètre résultat. Passer 150 % de son temps à réaliser 80% de l'objectif est à l'évidence un rendement contre-productif.

 

Accompagner les salariés dans leur performance
Travailler sur la qualité de vie et le bien-être au travail, c'est aussi doter les individus d'outils et de techniques pour gérer leur énergie au long cours, afin de produire un résultat constant et aussi conforme que possible aux attentes. Une forme de développement durable, appliquée à l'individu, et dans la conscience et le respect de ses limites.
Là où la sophrologie s'avère intéressante, c'est en ce qu'elle apporte des techniques qui aident à maintenir l'énergie physique, intellectuelle, émotionnelle et même relationnelle. Et si ces "réservoirs énergétiques" venaient à baisser, la sophrologie possède également des outils pour reconstituer ces ressources internes. Le tout, dans un objectif de juste équilibre. La performance, c'est le contraire de l'exploitation : c'est l'apprentissage du bon dosage entre investissement et résultat. 
L'approche en sophrologie peut être également complétée par des coachings ciblés sur des points pratiques d'amélioration : organisation du temps, gestion des émotions, confiance en soi...
Ces outils, qui s'adaptent aux différents métiers, peuvent être acquis facilement dans le cadre d'ateliers, de conférences ou de formations.

 

Laurence Roux-Fouillet